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24 novembre 2015 0 commentaire Sénat

Recul sur la réforme de la dotation globale de fonctionnement : comme un parfum de fin de règne !

 

C’est désormais officiel, la réforme de la dotation globale de fonctionnement aux collectivités territoriales, inscrite dans le projet de loi de finances de 2016, est reportée en 2017.

Les raisons de ce report ont été largement exposées dans la presse. Cette réforme nécessaire avait été mal préparée, ses contours étaient opaques et, surtout, ses conséquences sur les finances des communes étaient encore incertaines. Il est tout de même assez incroyable que le gouvernement n’ait pas été en mesure d’expliquer aux élus locaux combien leurs collectivités risquaient de perdre avec l’application des nouvelles modalités de calcul. Il faut, à cet égard, saluer le travail admirable qui a été accompli au Sénat par mon groupe parlementaire. En mettant dans la lumière les insuffisances et l’opacité de la réforme, les sénateurs Républicains ont permis au gouvernement de prendre conscience de la nécessité de ce report.

Si je m’estime satisfait par ce report, je ne peux que regretter d’y percevoir un nouveau recul d’un gouvernement qui, à force d’avancer en marche arrière, finit par ressembler à une écrevisse !

Ce gouvernement ne sait en effet que reculer. Il recule sur la fiscalité lorsque le secrétaire d’Etat au budget, M. Eckert, invite certains contribuables à ne pas payer l’impôt qui leur est demandé, un comble ! Il recule sur la souveraineté lorsqu’il se voit imposer par Berlin l’accueil de migrants qui, toujours plus nombreux à s’entasser dans la jungle de Calais, se livrent désormais à de véritables batailles rangées contre des forces de police exsangues. Il recule surtout sur l’affirmation de l’autorité de l’Etat lorsque la mise à feu de la paisible commune de Moirans par des individus qui réclament la libération d’un détenu n’entraine aucune interpellation.

Ces reculs, auxquels s’ajoute la nullité des résultats de la politique conduite – hausse de la délinquance, de l’insécurité routière, du chômage, effondrement du niveau de notre système scolaire, quasi faillite des comptes sociaux – sont autant de conséquences de l’amateurisme de ce gouvernement. Pensez donc : la ministre de la culture ne lit pas de livres et la ministre du travail, qui prétend porter une réforme du Code du travail, avoue ne pas savoir combien de fois un CDD peut être reconduit ! Si ce n’était aussi pathétique, un tel niveau d’amateurisme et d’impréparation pourrait prêter à sourire. Pour le Républicain que je suis, fermement attaché au respect de la Constitution et à l’autorité de l’Etat, ce constat est accablant.

Pour restaurer la confiance des citoyens et permettre à la France de se remettre en marche sur la voie des réformes nécessaires, le premier ministre serait désormais bienvenu de présenter la démission de son Gouvernement avant que le verdict des urnes aux prochaines élections régionales ne le lui impose. A défaut d’avoir réussi à conduire la politique nécessaire à la France, une telle solution lui permettrait de soigner sa sortie. Pour Monsieur Valls qui aimerait un jour être un homme d’Etat, ce serait un moyen d’éviter de subir, pendant encore de longues semaines, le calvaire de la fin de règne.

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