Suivez moi sur :
23 mars 2016 0 commentaire Sénat

Protéger la Nation, le projet de loi constitutionnelle voté par le Sénat 

 

Mardi 22 mars 2016, le Sénat a adopté le projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation par 176 voix contre 161, avec des modifications concernant notamment l’article 2 sur la déchéance de nationalité. Ces modifications limitent la déchéance de nationalité aux Français titulaires d’une autre nationalité : les bi-nationaux. François Hollande ne disait pas autre chose dans son discours devant le congrès à Versailles qui a fait la quasi-unanimité de gauche à droite ennovembre dernier.

On accuse aujourd’hui le Sénat de voter un texte conforme aux engagements du Président de la République.

Paradoxe ? Non : l’Assemblée nationale a réécrit le projet de loi sous la pression d’une partie de la gauche en proposant l’éventuelle application de la déchéance de nationalité à tous les Français pour éviter toute forme de discrimination. Or, cette mesure peut créer des apatrides. Si l’on crée un apatride, on le garde à vie sur le territoire français. Un apatride n’est pas expulsable ! On peut donc imaginer des terroristes résidants en France après avoir purgé leurs peines de prison.

Paradoxe ? Non : encore une fois François Hollande n’a pas su, n’a pas pu gérer sa majorité. La déchéance de nationalité inscrite dans la Constitution était un symbole puissant et j’y adhère. Mais en cette triste date où les barbares viennent de revendiquer les lâches attentats de Bruxelles à 300 mètres du siège de la Commission Européenne, ce symbole parait dérisoire ! Ces trois mois de débats que le Président de la République a imposé aux parlementaires sont inutiles car pour symboliques qu’ils soient, ils n’impressionnent guère les émules du terrorisme ! Cette loi ne renforcera pas la protection des Français et des Européens.

Si l’on veut combattre le terrorisme, ne vaudrait-il pas mieux donner toujours plus de moyens à nos services de renseignements, à la police, à la justice et aux militaires ? Pauvre justice qui ne compte toujours que 2.9 magistrats pour 100 000 habitants en France contre 12 en moyenne en Europe et qui dispose de conditions matérielles indignes pour l’exercice de sa mission !

Si l’on veut éradiquer le terrorisme, ne vaudrait-il pas mieux nous concentrer sur le combat en Syrie, contre les influences salafistes ici et ailleurs que de remettre la Légion d’Honneur à tel prince saoudien ou qatari ?

Nos concitoyens veulent de la sécurité, de l’emploi, de la solidarité et j’y adhère totalement.

 

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas publier.