Suivez moi sur :
25 novembre 2015 0 commentaire Actualités

Face au terrorisme islamiste, l’union et l’action

 

Au moment où notre pays est durement frappé par des terroristes, les responsables politiques doivent savoir immédiatement assumer clairement et efficacement deux devoirs essentiels : un devoir d’union et un devoir d’action. Le devoir d’union commande de la part de chacun, qu’il appartienne à la majorité ou à l’opposition, de manifester son soutien aux victimes, à leurs familles, aux forces de l’ordre et aux services de renseignements, admirables à plus d’un titre. Il commande aussi de soutenir l’inflexion sécuritaire du Gouvernement en donnant à l’exécutif les pouvoirs que supposent les nécessités de l’enquête, de la prévention d’autres attentats et de la mise hors d’état de nuire des cellules prêtes au combat. Ce devoir d’union, je l’ai, comme d’autres, pleinement assumé dès samedi dernier en assurant de mon entier soutien toutes celles et tous ceux qui se dévouent corps et âme à la protection de nos compatriotes. Quelle fierté de voir tant de nos jeunes qui, spontanément et par milliers depuis samedi dernier, donnent leur sang ou leur temps au profit des victimes ou font une démarche d’engagement volontaire dans l’armée. Ils sont l’avenir de la France ! Leur générosité nous engage, tous. Ce devoir d’union, je l’ai encore assumé en votant, au Sénat, la prolongation de l’état d’urgence souhaitée par le président de la République.

Quelle tristesse de voir qu’une députée de notre territoire, Mme Romagnan, ne l’a pas assumé. Quelle honte ! Il faudra qu’elle s’en explique !

Le devoir d’action, quant à lui, impose à tout responsable politique investi d’un pouvoir de décision de savoir mettre de côté son idéologie personnelle pour garantir à nos concitoyens la sécurité, qui est le premier des droits. Le gouvernement donne l’exemple en annonçant la mise en œuvre de nombreuses mesures que ma famille politique prône depuis des mois : création ou accroissement de centres de déradicalisation islamiste ; déchéance de la nationalité française des terroristes bi-nationaux ; armement des polices municipales. Une action plus rapide, dès les attentats de janvier, eût été préférable, c’est évident, et sur ce point plus que sur d’autres on ne peut que regretter la pusillanimité du gouvernement. Mais au moins les mesures sont-elles prises. Comment, dans un tel contexte, comprendre que M. Fousseret campe sur ses positions idéologiques en refusant l’armement de la police municipale de Besançon alors que le gouvernement l’autorise et, que, pour l’y inciter, il fournira aux municipalités qui le souhaiteront des armes puisées dans le stock de la Police nationale ? M. Fousseret croit-il vraiment que les Tasers, dont il conviendrait d’ailleurs de vérifier qu’ils ont bien été commandés et mis à disposition des policiers bisontins, suffiront à éloigner les dangers ? Face à une menace présente sur tout le territoire, il est indispensable de pouvoir agir vite pour minimiser les dégâts. Ceux qui se trouvent en première ligne doivent alors disposer d’autre chose qu’une bombe lacrymogène et une matraque télescopique. C’est pourquoi j’appelle solennellement M. Fousseret à laisser de côté ses pudeurs de chaisière et à faire sans délai son aggiornamento personnel en matière de sécurité. Besançon et ses habitants ne peuvent, cette fois, se permettre une attente aussi longue que pour le développement de la vidéoprotection.

Communiqué de presse du 20 novembre 2015

 

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas publier.